TEST A HERO

NOT A HERO est le dernier jeu des anglais de The Roll7, déjà créateur de la série de jeux de Skate en 2D, OlliOlli. Il confirme et signe leur goût du pixel art et se targue même d’une feature inédite (à ma connaissance) pour ce type de shoot, un système de couverture 2¼D, soit la possibilité d’utiliser la profondeur pour éviter de prendre une rafale de 9mm dans le pif.

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Lapin! Ouais!

NOT A HERO dispose d’un pitch saugrenue, “BunnyLord”, un lapin violet du futur, mégalo et amoureux des chats qui a pour ambition de devenir maire. Pour ce faire il engage une bande de fou dangereux pour nettoyer la ville de ses désirs, ce qui devrait lui assurer le poste. L’humour est décalé, lourd et sale, si on y adhère les cutscenes seront de bon moments ; Si on y est perméable, qu’importe le script tenant sur une feuille à rouler, on peut passer directement au combat…

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En haut, en bas, à droite, en haut…

On incarne donc un des neufs assassins jouables (déblocable au fil de l’aventure selon la popularité de BunnyLord), chacun avec ses particularités distinctes : course rapide, fusil à pompe, lent mais avec une grande cadence de tir, etc… Cette variété est une bonne chose mais leur équilibrage laisse à désirer, en effet j’ai fait quasiment tous le jeux avec les deux perso qui utilisent la chevrotine, leurs armes étant bien plus puissantes (one shot) que celles de leurs compagnons. A noter que votre avatar dispose d’une barre de vie qui remontera quelques secondes après le ou les impacts (à la manière des deniers fps grand publique).

Les niveaux sont verticaux et horizontaux, certains seront déçus mais pas question de détruire l’intégralité du level avec un RPG, ici les décors sont fixes. On suit donc notre chemin d’étage en étage, de fenêtre en fenêtre, rien n’est tracé mais on a vite le sentiment de suivre un couloir, il va sans dire que le titre aurai gagner en rejouabilité si la liberté d’action avait été plus grande. Cependant ce défaut donne à NOT A HERO la qualité de forcer le joueur à la répétition sur les points ardus des niveaux, la réussite devient un ballet de violence, une approche à la Hotline Miami pas désagréable.

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2 pour le prix d’1

On extermine donc la pègre locale le long des 3 actes du jeu, dans les deux premiers on se borne à utiliser la même technique qui consiste à avancer, se planquer, tirer (si possible hors de portée des ennemis). Et quand bien même on se retrouve entourer, il suffit de changer d’étage pour faire remonter la barre de vie.

Du coup on se prend vite pour le maître du monde et la commence le troisième et dernier acte, on crève 12 fois, l’ennuie disparaît et la barre de plaisir monte d’un coup, les enchaînements doivent être réfléchis, le système de couverture prend tout son sens et les power up deviennent utiles (surtout qu’ici la mort vous renvoie au début). Le level design est aussi plus technique, les ennemis sont plus agressifs et puissants (notamment aux corps à corps). Globalement le jeu se termine en 5h-10h (le gros chiffre pour les masos ne jurant que par le 100%).

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“Tout est magnifique, bouge, oui, comme ça, oui…”

Les personnages et leurs animations sont de bonnes factures sans être magnifiques, les décors quant à eux sont à séparer en deux, les deux premiers actes sont peu détaillés, au lieu de créer un univers graphique par acte, The Roll7 a choisi de garder les éléments du premier acte pour le second, en changeant la couleur… Quant à l’acte 3, comme à peu prés tout le jeu, est beaucoup mieux réussi que les précédents, ici beaucoup de détails (le dernier level est vraiment réussi).

Côté technique pur, pas de ralentissement, la version test tournait à 60 fps sans problème. Une petite chose peu énerver, si le jeu est lancé avec une manette, le clavier est inactif (et vise versa). Finissons avec l’ambiance sonore, elle est sans faute de goût, mention spéciale pour la musique, les développeurs nous servent une très bonne OST (si l’on aime l’électro) avec en autre Covox, Kubbi ou Dubmood sur la tracklist.

 

NOT A HERO vaut ses 12 euros, il offre un shoot violent, fun et technique avec l’implantation réussi de la 2¼D. Son prix pardonne au titre de The Roll7 ses deux défauts, un mauvais équilibrage des personnages jouables et ses premiers actes ternes et peu difficiles.

  • Ça s’achète sur Steam ou gog.com, une version linux est prévue après celle de la PS4, mais pas de date.
  • Matériel test : AMD fx6350, 8GB, Nvidia 760 GTX sous Windows 7.

3 Commentaires

  1. olute
    28 messages

    Bon bah du coup j’ai hate de voir le troisieme acte.
    PAr contre je ne sait pas si ca le fait chez toi, mais moi lancer le jeu ne bloque pas le systeme de mis en veille de l’ordinateur.
    donc du coup a des moment ecran noir et je doit bouger la souris pour relancer en pleine action ^^

      Répondre

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