Test : Darkest Dungeon

Cette semaine, une grippe m’a pris donc entre ma sieste du matin, celle de l’après midi et le coucher au crépuscule, j’ai eu envie d’écrire le test de Darkest Dungeon, un fort bon jeu de rôle des américains de Red Hook Studios.

Cela commence par une voix, une voix grave et rocailleuse, la voix d’un mort, celle de notre père, il nous invite à revenir sur nos terres pour finir son travail. Et qu’elle besogne, celle de nettoyer des sous sols remplient de monstres en tout genre, que notre paternel a lui même réveillé par oisiveté.

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Viens à la maison j’habite chez une copine
Le scénario tient donc sur un quart de feuille A4, mais qu’importe, après un bref mais punitif tutorial, nous voilà arrivé dans notre domaine, lugubre à souhait, nous sommes au cœur d’une direction artistique de RPG occidental crade et sombre (que demande le peuple). Le village et ses habitants serviront dans les phases de gestion de notre personnel, pour exemple la diligence permet de recruter ou encore la taverne à faire déstresser nos héros. Chaque bâtiment est upgradable avec des objets amasser pendant nos runs dans les donjons.

T’a rien oublié, t’es sûr ?
On est chaud, prêt a récolter richesse et gloire sur le cadavre des impies, on veut en découdre prestement, on sélectionne donc une brave équipe de 4 personnages (14 classes jouables) pas trop stresser et en essayant de l’équilibrer au maximum (tank, heal…). On sélectionne ensuite une mission, de nettoyage ou d’exploration, et là un dernier choix s’offre à nous, les consommables, ceux-ci sont aussi importants que la composition de notre équipe en effet sans nourritures où torches les run ne peuvent se solder que par un échec sanglant.

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J’ai beau être matinal, j’ai mal
Une fois bien préparé, on part pour un donjon, les premiers combats tombent rapidement, ils sont au tour par tour c’est peu ou prou du Final Fantasy à l’ancienne mais avec pour exception l’utilisation d’item qui ne mange pas un tour. La comparaison s’arrête là, puisque la grosse différence avec ce qui se fait chez la concurrence est la gestion du stress, des tares et des maladies, l’influence de ces trois paramètres est grande voir énorme. Le stress par exemple, est une sorte de deuxième barre de vie, qui peut engendrer une mort par crise cardiaque à son paroxysme, les maladies psychologiques et physiques (claustrophobie, cleptomanie, peste…) influenceront directement le caractère où les statistiques de vos personnages et si elles restent non soignées engendreront des malus grandissants.

A partir des missions dites de taille moyenne, un système de feux de camp permet entre autre de faire baisser la jauge de stress et de soigner nos camarades. D’ailleurs et de manière étonnante, les missions courtes en début de campagne sont largement plus difficiles par le manque de feu de camp, on revient quasiment toujours au village sur les rotules…

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Argent trop cher
Une fois sortie vivant du guêpier, de retour en ville, il nous faudra soigner, équiper, déstresser, faire monter de niveau moultes compétences aux descriptions souvent opaques… Toutes ces tâches indispensables (tant nos héros morflent) s’avèrent extrêmement coûteuses, tant et si bien que l’on ne peut soigner tout ce petit monde en même temps ou c’est la banqueroute assurée. On se retrouve donc souvent avec des malus qui s’entassent pour chaque personnage. Cette forte pression sur l’économie donne bien des fois un sentiment de masochisme à la limite du supportable.

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Conclusion
Au final Darkest Dungeon est très addictif, et ce même ou surtout à cause de sa boucle de gameplay simple voir simpliste (combats, upgrade) qui pousse à l’évolution sans fin. On se prend d’affection pour nos héros avec leur longue liste de défauts, et en tant qu’adepte de l’automutilation primaire, on en redemande, tant la victoire à ce niveau de difficulté est gratifiante. Cependant les joueurs cherchant le plaisir immédiat sans prendre des roustes bien dégradante devront passer leur chemin.

Bien

  • Direction artistique crade dans le bon sens du terme
  • Gameplay des combats ultra maîtrisé
  • Le stress et les bonus/malus qui apportent le sel au titre
  • L’équilibrage punitif mais jouissif
  • Musique épique de Stuart Chatwood

Pas bien

  • L’équilibrage de l’économie et du début de campagne à la limite de la punition
  • Description des compétences nébuleuses
  • Scénario, quel scénario?

Testé sur :

  • AMD fx6350, 8GB, Nvidia 760 GTX, Debian Testing 64 bit.
  • Le jeu fonctionne comme une balle avec Wine et la configuration msvcp120 (native, builtin), msvcr120 (native, builtin), Windows XP.

Un Commentaire

  1. atomix
    9 messages

    Ce jeu fleure bon le jeu de rôle papier, il plaira sans aucun doute à tous rôliste ayant connut D&D

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