La Track #20 : SEGA Mega Drive

La Mega Drive a été ma première console de salon, du coup, par la force des choses et le souvenir émouvant de ma jeunesse perdue (ambiance) une Track s’imposait. Du coup la gestation de celle-ci a été longue et douloureuse, après plusieurs dizaines d’heures d’écoute je peux enfin vous la livrer (joie).

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Commençons avec beaucoup de technique, la Mega Drive (Genesis au US) est sortie en 1988 (Japon), elle était mu par un processeur central Motorola 68000. Celui-ci, fort gouleyant pour l’époque, était également embarqué dans les vénérables consoles et borne d’arcade SNK, sur Amiga ou Atari ST. Un Zilog Z80 était aussi présent, il s’occupait de la rétrocompatibilité avec la Master System et de la gestion du son (soit des deux puce détaillées plus bas), Sega ayant fait ce choix pour ne pas saturer le Motorola.

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Carte mère européenne de la console

Hormis cela et parce que c’est le son qui nous intéresse ici, la console était dotée de deux puces dédiées à cette usage :

  • La principale était la YM2612 fabriquée par Yamaha, puce de synthèse FM, elle délivrait 6 voix FM ou 5 FM et une PCM.
  • La seconde une Texas Instruments SN76489, générant du sons programmable, elle était intégrée à la puce vidéo et fournissait l’appoint avec 3 voix supplémentaires et une de bruit blanc.

Ce choix de ne pas solliciter le processeur central grâce à l’utilisation de deux processeurs pour la gestion et le traitement du son lui à permis de garder une certaine distance (sur la partie son) avec sa grande concurrente la Super Nintendo. Il en résulte un son plus claire, pêchu, moins étouffé que sa rivale (les composition de la SNES ne sont pas mauvaise pour autant).

Streets Of Rage II

Streets Of Rage II

Après ce déluge de technique plus ou moins compréhensible passons à la sélection musicale et ses superlatifs, elle est toute personnelle et j’espère que les amateurs apprécieront, par contre ne chercher pas à lancer la playlist si vous êtes allergique au chiptune au risque de vous nécroser les trompes d’Eustache.

  1. Sonic 2 (1992). Emerald hill zone (1:47) et Chemical plant zone (2:08), de Masato Nakamura. Un grand classique pour commencer, avec les musiques des deux premières zones du jeu, d’ailleurs toute l’OST est géniale à défaut d’autre superlatif.
  2. Shinobi III (1993). He Runs (7:35), de Hirofumi Murasaki, Morihiko Akiyama et Masayuki Nagao. Lui aussi à le droit à des éditions vinyle .
  3. Streets Of Rage II (1992). Stage 1-1 Go Straight (10:00) de Yūzō Koshiro. Voici la mythique musique du premier niveau, une référence, ce qui s’est fait de mieux avec le chip de la Mega Drive, pour les puristes des éditions Vinyle sont actuellement à la vente par ici.
  4. Light Crusader (1995). Green Row Pub (2:01), de Aki Hata et Katsuhiko Suzuki. Loin des gros beat de Street of Rage, l’OST de Light Crusader nous plonge dans l’heroic fantasy avec des mélodies soignées.
  5. Thunder Force III (1990). Stage Select (1:23) et Stage 8 Boss (2:28), de Tomomi Ootani, Toshiharu Yamanishi et Naosuke Arai. Encore du gros son.
  6. Soleil (1994) (Crusader of Centy aux US et Ragnacenty au Japon). Intro And Title Screen (4:01), de Motokazu Shinoda. En plus d’avoir une bonne OST, il fut un des rares jeux de RPG de la console a être traduit en francais.
  7. Ecco: The Tide Of Time (1994). Trellia’s Bay (1:26) et Tube of Medusa (2:50), d’Attila Dobos, András Magyari et Andy Armer. On ne présente pas le Flipper de Sega et son univers visuel et sonore planant.
  8. Ghouls’n Ghost (1989). The Hill of Torture (4:26) et The Village of Decay and Destruction (2:59) de Tamayo Kawamoto. Compositions fort décalées/enjouées.
  9. Master of Monster (1991). Into the Deep Blue Sky (5:50), d’Hayato Matsuo. Un peu de grâce et de mélancolie.
  10. Aladdin (1993). Inside the Lamp (4:31) de Donald Griffin et Tommy Tallarico. Piste qui montre ce que la console était capable de faire avec un thème ultra connu.
  11. Mr. Nutz (1994). Woody Land 3 & 4 (9:16) de Raphaël Gesqua. L’un des premiers jeux dont la difficulté m’a fait sortir de mes gonds.
  12. M.U.S.H.A. (1990). Fullmetal Fighter (3:27) de Toshiaki Sakoda. Comme il faut savoir s’arrêter et bien finissons en mode furie avec cette piste mode 0 finesse.

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