Diablerie!

Bienvenue dans l’imaginarium de Jérôme Bosch.

triptyque Le jardin des délices de Jérome Bosch- Musée du Prado, Madrid.

triptyque Le jardin des délices de Jérome Bosch-
Musée du Prado, Madrid.

On est en 1503, période transitoire entre le Moyen-âge et la renaissance.  Jérome Bosch vient là d’accomplir son chefs d’oeuvre. Les détails de son tableaux, la maîtrise de la lumière et des couleurs font de lui un maître.

  • Ici sont représenté la tentation, le péché, la mort et le jugement dernier.
  • Sur le panneau de gauche, un couple nu et innocent : Adam et Eve.
  • Au centre, un merveilleux jardin: Le jardin d’eden
  • Sur le panneau de droite, L’enfer.

Mais que lui est-il passé par la tête pour peindre des créatures mi-hommes mi bêtes, une orgie d’hommes et de femmes nues, des poissons volants, des fruits géants?

Était-il sous l’emprise de drogues hallucinogènes ou peignait-il tout simplement des scènes de vies sous forme d’allégories?

Il faut savoir qu’en ces temps reculés du Moyen-âge, les bestiaires sont très populaires.

Détail du tableau

Détail du tableau

Détail du tableau

Détail du tableau

Des créatures fantastiques, monstres et autres animaux hybrides sont un prétexte pour représenter le bien et le mal. On fait ici l’illustration d’une morale chrétienne.

Griffon-enluminure médiévale

Griffon-enluminure médiévale

Juan de Siguenza dira « la différence entre les œuvres de ce peintre et celles des autres consiste en ce que les autres cherchent à peindre les hommes tels qu’ils apparaissent vus du dehors, tandis que lui a les peindre tels qu’ils sont dedans, à l’intérieur… » .

Jérome Bosch, fait-il à travers ces créatures, l’illustration brut des êtres tels qu’ils sont vraiment derrière leurs apparences ?

Détail du tableau

Détail du tableau

Le triptyque fermé

Le triptyque fermé

Le peu que l’on sait de la vie de Jérome Bosch est qu’il avait était élevée au rang de haut dignitaire de la confrérie Notre-Dame. Loin de l’austérité qu’on pourrait imaginer d’une telle organisation, il s’y déroulée quantité de représentations théâtrales ou musicales auxquelles il participait. Jeux dramatiques, représentations des mystères, ballets de spéctres et de squelettes, farces etc… Tout cela dans un luxe débordant d’artifices et de costumes, depuis les nez en cuire, des masques en tissus jusqu’aux robes peintes.

Tant bien que certains spécialistes pensent que les visages des personnages du tableau, figés et grimaçants, sont en fait une dérive de ces masques qui étaient familiers au peintre.

Précurseur des surréalistes comme Salvador Dali ou Marx Ernst, Bosch laisse derrière lui une oeuvre vraiment insolite.

Portrait de Jheronimus_Bosch. gravure.Ph Coll.Archives Larbor

Portrait de Jheronimus_Bosch. gravure.Ph Coll.Archives Larbor

Van Mander avait mis en avant les qualités techniques de l’artiste et la critique contemporaine a confirmé le talent novateur du coloriste. Kenneth Clark remarque que « dans les trente années qui suivirent, le feu de Bosch flamba dans presque tous les tableaux de paysages ». Peintres des gris, des beiges, du rose ou des bleus tendres, il excelle également dans les tons éclatants ou sombres et use de la couleur d’une manière tout à fait nouvelle, étrangère aux conventions établies par la tradition flamande et plus proche des contrastes violents de la peinture rhénane. L’artiste ignore la perspective italienne mais invente des procédés de composition originaux et une géométrie toute personnelle.” Philippe Conrad

Pour en savoir plus sur Jérome Bosch et sur sur ses oeuvres